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Expositions - Vernissages

Mercredi 18 octobre 2006
Vernissage JIHEM - Pierre Yves & Julien

Mercredi 18 Octobre 2006 de 19h à 22h30.

 

Par laure nguyen duy
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Samedi 21 octobre 2006
Exposition permanente de Photo
Du 1-14 Novembre 2006

Photo : Aferdite - Lola

Peinture : Klervi

Vernissage : 15 Novembre. 

 

Du 15-28 Novembre 2006

Photo : Michel - Caroline

Peinture : Mélody

 

Par laure nguyen duy
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Mercredi 15 novembre 2006

Interview de KaPiLo

vendredi 1er avril 2005, par Franck Henry

(http://www.montbouge.info/spip.php?article324&var_recherche=KaPiLo)


Le 42 a vécu. Ce lieu d'expression artistique unique à  Montrouge a fêté dans
la joie et la bonne humeur sa fin de vie précaire. Kapilo, artiste montrougien
qui a participé à  l'animation de cet espace colletif revient sur cette histoire locale. A inscrire comme patrimoine vivant, à  défaut de le voir revivre. A montrouge.

Montbouge : Le 42 était un squat légal en plein coeur de la ville (rue Victor Hugo numéro...42).

 

Mb : Comment un tel lieu a pu exister à  Montrouge ?

Kapilo : Pour la petite histoire, j'habite tout à  côté. Et curieux de tout,
j'avais remarqué l'activité qui s'y développait (un entrepôt de jouet). J'ai sympathisé avec Gerald, le gérant, et nous avions des petites conversations
sur l'air du temps. Je lui exposais ma situation d'artiste, mon activité au sein
des squarts (Mixart, 59 rivoli). Aussi, tout naturellement, lorsqu'il a mis la
clé sous la porte, j'ai été le trouver pour lui demander les coordonnées du propriétaire en vue de participer aux

C'est Fred Biardeau qui l'a appelé pour qu'on puisse lui présenter notre projet. On lui a montré nos Books et il a dit "Banco". On a signé une décharge, moi, Sabine Fazebaz et Fred pour l'occuper. Il a vu que nous étions respectueux du lieu et de toute confiance pendant les Portes Ouvertes. La Galerie-Atelier 42 a vu le jour comme ça...

 

Mb : Y-a-t-il eu, à  ta connaissance, d'autres expériences de la sorte sur notre commune ?

Kapilo : Y'a eu un Squat de Kepon, illégal celui-là , qui orchestrait des concerts de Ziques. Il a tenu un peu plus d'un an...

 

Mb : Lieu artistique alternatif, le 42 organisait des concerts, des expositions, des fêtes... Quelles expressions artistiques défendiez-vous, en marge de la programmation culturelle de l'actuelle municipalité ?

Kapilo : Tout d'abord, des ateliers de créations ouverts à  des artistes qui ne disposaient pas d'atelier et bien sà»r ouvrir les portes ponctuellement en invitant les artistes du quartier et d'ailleurs à  y exposer. Il y a eu du land Art avec sabine Fazebaz, de la musique, un labo photo, un atelier pour travailler le verre, le projet de monter un studio de répétition pour les musiciens, de la peinture, de la sculpture, des installations, des performances, une galerie ouverte tous les jours selon disponibilité de chacun... Et puis, monter des expositions en dehors du 42, comme la galerie"Chez joseph" rue Verdier ou des expos à  la brasserie "Victor Hugo" et même créer un lien avec le 59 rivoli en y exposant Stoul et inversement en exposant des artistes du 59 au 42...

 

Mb : Vous fonctionniez, depuis le début en toute indépendance municipale et en complète autonomie sur les orientations du lieu. Un luxe rare dans notre commune. Penses-tu qu'une politique culturelle municipale doit accompagner l'existence d'un lieu alternatif tel que le 42 ?

Kapilo : C'est de toute évidence la mairie qui peut apporter son soutien. Lorsque nous avons ouvert pour la première fois dans le cadre des Ateliers Portes Ouvertes orchestrés par les Yeux Fertiles en mars 2003, le maire est venu nous rendre une petite visite. Mal lui en a coà»té parce qu'il a subi le feu de quelqu'un qui lui a justement reproché son manque d'intérêt pour la Culture et les artistes Montrougiens. Cela ne nous a pas aidé à  entamer le dialogue avec lui mais l'idée était là . Malgré le fait qu'il nous ait dit que le lieu allait être détruit, pour toute réponse, nous lui proposions à  chaque ouverture de venir nous rencontrer.

 

Mb : Comment s'organisaient les prises de décisions au sein du collectif d'artistes, la cohabitation des espaces, la vie démocratique dans ce lieu autogéré ?

Kapilo : De manière concertée, on se réunissait une fois par semaine pour décider des objectifs à  atteindre. On a bien essayé de se monter en association mais les moyens financiers n'y étaient pas. En fait, c'était surtout une question de moyens. La motivation,  on l'avait. Ce qui nous a permis de monter une dizaine d'évènements, sans compter les associations qui sont venues se réunir au local pour discuter de divers projets socio-culturels...

 

Mb : D'après toi, « Les lieux comme la Galerie-Atelier 42 sont éphémères et sont toujours amenés à  se régénérer dans un "ailleurs" lieu de tous les possibles». En cela, le 42 était une « Utopie bien réelle». Tu en appelles même à  la création d' Ateliers expérimentaux de Créations ouverts à  Tous". Peux-tu nous en dire davantage ?

Kapilo : Il y a une quinzaine de projets suivis de près par le Ministère de la culture et par les régions et même au niveau Européen concernant la création de lieux plus ou moins autonomes et autogérés. Certains ont reçu l'appui financier de l'Etat. C'est le cas de "L'Usine Sucrière" ou "L'espace Jeumon" au Chaudron à  Saint-Denis de La Réunion occupée par le Théà¢tre Vollard et le Fanzine "le cri du Margouillat" qui a reçu une subvention de 85 millions de francs (en 1992) pour la mise aux normes d'un Théà¢tre, d'une salle de concert, d'un lieu d'exposition, d'ateliers. Les trois espaces réunis pouvant accueillir lors d'évènements plus de 5000 personnes. Il y a également "La Friche de la Belle de Mai" à  Marseille subventionnée par la

mairie, la région et l'Etat, qui compte une trentaine d'associations culturelles (théà¢tre, marionnettes, musique, créations cinématographiques, arts plastiques...) Et, bien sà»r, le 59 Rivoli que la mairie a acheté une trentaine de millions de francs, en 2004, en vue de pérenniser le projet "Essaim d'Art", qui ouvrira ses portes courant 2008... En poursuivant l'idée concrète de lieux de créations ouverts à  tous, c'est pérenniser la pluralité culturelle pour tous, la connaissance, la citoyenneté , la démocratie... Et le regain économique qui en découle. Du travail, des formations, de la création d'entreprise... Une nouvelle air ne s'annonce-t-elle pas ?

Mb : Un couple a racheté l'atelier pour un usage privatif. Le 42 a fêté sa fin par une grande fiesta. Quelles ont été les réjouissances ?

Kapilo : On a programmé un concert reggae le 21 février dernier avec le groupe "Babylon Sun Shine" et une cession roots et rap avec des D.J's. Et la possibilité pour les gens de peindre un peu...

 

Mb : Y aura-t-il une suite du 42 ?

Kapilo : Tout cela est à  l'étude. On doit rencontrer des responsables d'associations. Discuter. On en saura un peu plus dans quelques semaines. Si ce n'est pas à  Montrouge, on ira voir à  Malakoff ou ailleurs...

Pour ne pas désespérer KaPiLo a trouvé une refuge à la Petite Rockette ....


Par laure nguyen duy
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Samedi 25 novembre 2006

Par laure nguyen duy
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